

Le Brésil, premier producteur de café au monde, doit l’introduction du caféier sur son sol, dans la région du Para, grâce au sergent-major Francisco de Melo Palheta. L’histoire débute en 1727 lorsqu’il fait passer en contrebande des semences et des plants de caféiers de la Guyane Française au Brésil. Ce soldat en mission les obtint en courtisant Madame d'Orvilliers, femme du gouverneur de Cayenne. Il se dit que cette dame tombée sous son charme lui aurait offert lors de son départ des graines et des plants de caféiers dont les échanges demeuraient strictement interdits.
La région de Mantiqueira de Minas se situe dans la partie sud de l'État du Minas Gerais, sur le versant Minas Gerais de la Serra da Mantiqueira. Ancrée d'une longue tradition de production de café de haute qualité, Mantiqueira de Minas est aujourd'hui considérée comme l'une des régions les plus primées du Brésil. En 2011, elle a obtenu l'Indication Géographique Protégée (IGP) pour sa tradition et sa renommée internationale dans la production de cafés de spécialité au profil sensoriel unique. Ces cafés, rares et surprenants, sont le fruit d'un terroir exceptionnel et d'un savoir-faire local qui vise sans cesse l'excellence. La région comprend 25 municipalités. Sa surface s'étend sur 57 000 hectares avec 8095 producteur·rices, dont 82 % sont de petit·es exploitant·es. Imaginez ! Là nous parlons d’une production de 1 370 000 sacs de 60kg ! Le café que nous vous avons sélectionné provient de la Fazenda Santa Clara, idéalement placée dans l’une de ces municipalités, celle de Conceição do Rio Verde. Les ancêtres du clan Pereira ont planté les premiers caféiers sur la Fazenda Santa Clara en 1900. Depuis, la famille se consacre à la production de café. Aujourd'hui, Moacyr Dias Pereira et Alayde Graciano Pereira, représentants de la troisième génération, exploitent la ferme avec l'aide de leurs quatre enfants adultes : Fernando, Carlos Henrique, Eduardo et Luciana. Ces dernier·ères sont marié·es et vivent avec leurs familles sur les terres familiales. Ces caféiculteur·rices sont extrêmement préoccupé·es par l’environnement, la sauvegarde des zones forestières indigènes et la préservation des sources d’eau. Comme la plupart des producteur·rices brésilien·nes, le café sera transformé directement à la ferme et stocké dans les silos en bois pour stabiliser le taux d’humidité. S’en suivront les étapes de nettoyage, déparchage et tri dans l’entrepôt à la coopérative régionale (COCARIVE) situés à Carmo De Minas avant la vente et l’exportation.
Au Brésil le programme d'amélioration génétique des plants de café a débuté à l'Institut Agronomique du café à Campina (IAC) en 1932. Le centre de recherche créa de nombreuses variétés cultivées dont le caféier Topazio. Cet Arabica, développé dans les années 1960, est issu du croisement entre les cultivars Catuaí Jaune et Mundo Novo. Plus tard, en 1978, les premiers plants seront introduits dans la région du Minas Gerais sous l’égide de la société de recherche Agricole du Minas Gerais (EPAMIG), de l'Université Fédérale de Viçosa (UFV) et l'Université Fédérale de Lavras (UFLA). Rapidement, les sélections s’intensifièrent et aboutirent à la mise sur le marché du cultivar Topazio MG-1190 dans la décennie suivante ; son petit frère suivra avec le code MG-1194. Ce caféier a une croissance faible comme le Catuai ; à sept ans il atteint une hauteur de 2 m, un diamètre de 1,8 m et présente des rendements soutenus, même après des phases de forte productivité. Ses branches légèrement plus ouvertes facilitent la circulation de l’air à l’intérieur de l’arbuste et améliore l’éclairement des cerises, leur maturation apparaît comme plus uniforme. Enfin il faut savoir que les drupes de ce cultivar sont de couleur jaune.

Brésil
Ce café nous provient de la région brésilienne de Mantiqueira de Minas (IGP), plus précisément de la Fazenda Santa Clara. Exploité par la famille Pereira depuis 1900, ce terroir allie tradition familiale et engagement écologique pour offrir un grain d'exception, transformé sur place et affiné en silos de bois avant son tri final à la coopérative COCARIVE.
