

Les premiers pas de la culture caféière se feront au Rwanda, sous gouvernance allemande vers 1900, avec l’introduction par des missionnaires des premiers pieds de café dans la région de Mibirizi. En 1930, l’empire colonial belge règne sur les terres du Rwanda, la caféiculture est alors rendue obligatoire par les autorités et ne cessera de croître sur la décennie suivante. Il faut produire coûte que coûte pour alimenter la consommation extérieure. A partir de 1973 le café devint une marchandise précieuse et il fut donc interdit d'arracher les caféiers du sol. Aujourd'hui 400 000 fermier·ères portent l’industrie du café au Rwanda et cultivent souvent sur des parcelles inférieures au ¼ ha.
La station de lavage de « Kirambo », construite en 2008, se trouve dans le district de Nyamasheke, au Sud-Ouest du Rwanda, sur une colline dont la portée s’étend jusqu’au Lac Kivu. Kirambo a connu des difficultés financières en raison d'un manque de fonds de roulement et a été louée chaque année à différents exploitant·es. Cette situation a empêché les producteur·rices de bénéficier d'un partenaire stable pour les soutenir au-delà du simple achat de leurs cerises de café. En 2017 l’exportateur « Rwanda Trading Company (RTC) » fait l’acquisition de la Station, offrant ainsi un avenir certain aux fermier·ères. La remise en service se fera lors de la saison 2018 et cette année-là l’ensemble des producteurs·rices seront inscrit·es aux programmes d’accompagnement, de formation et certification de la RTC. Cet exportateur, créé en 2009 par Scott Ford, a pour ambition de générer un impact social positif chez les fermier·ères. La structure s’engage à garantir la liberté, l’autonomie et la sécurité économique des petit·es exploitant·es agricoles en développant des chaînes d'approvisionnement résilientes et transparentes. Elle repense la filière du café de spécialité. Depuis 2020 RTC est dirigée par Jean-Jacques Ndayisenga un pilier déjà présent dans la structure. Il renforce chaque jour la réputation de son entreprise grâce à une approche rigoureuse axée sur la qualité, l'engagement communautaire et le développement durable. Actuellement RTC représente un des acteurs majeurs de la caféiculture au Rwanda, avec 25% du volume des exportations. Imaginez le travail accompli : RTC recense 75 000 producteur·rices, à formé plus de 52 000 d’entre eux et elles et enfin dispose de 33 stations de lavage comme Kirambo. Leurs stations de traitements avec cette intégration verticale leurs assurent une traçabilité directe, un contrôle qualité rigoureux et des systèmes de traçabilité qui garantissent aux producteur·rices une juste rémunération du café exporté. Et enfin, nous dirons que lorsque l’exportateur RTC offre gratuitement 6 millions de plants dans les 5 dernières années à ses caféiculteur·rices il offre l’espoir d’un avenir meilleur pour le Rwanda.
Au Rwanda la variété ancestrale Bourbon et ses cultivars représentent 95% des caféiers. La naissance de la variété Bourbon débute sous l’impulsion de Louis XIV, en 1708, avec une première tentative d’introduction de ce caféier sur l’île de la Réunion (anciennement nommée Bourbon), ce fût un échec et les arbres périrent. Il faudra attendre 1715 pour voir Dufresne D’Arsel, commandant de vaisseaux en provenance du Yémen, déposer sur l’île les plants rescapés de la traversée ; le bourbon était né. En 1719, les premières semences furent distribuées aux colons et les plantations caféières virent le jour.

Rwanda
Ce café nous provient de la station de lavage de Kirambo, perchée sur une colline surplombant le Lac Kivu dans le district de Nyamasheke au Rwanda. Rachetée en 2017 par l'exportateur Rwanda Trading Company (RTC), cette station a retrouvé stabilité et excellence grâce à un accompagnement complet des producteurs (formation, certification, distribution gratuite de plants). Acteur majeur de la caféiculture rwandaise, RTC garantit ici une traçabilité directe, une qualité rigoureuse et une juste rémunération, faisant de ce café le symbole d'un avenir durable et solidaire.
